Trop occupée à détester un ex lâche pour ressentir la moindre tristesse sur une relation d'affection saine qui se termine.
mardi 7 août 2012
mercredi 18 juillet 2012
Lettre à un fantôme
Aujourd'hui, je regarde les quelques photos éparses de ta nouvelle vie, et je me dis que j'aime l'été ; que j'aime l'été pas mal plus que je peux t'aimer maintenant, avec cet arrière-goût de haine et cette amertume que je ravale lentement.
J'aime l'été, parce qu'il est différent de tous ceux d'avant, avec des pichets de bière partagés à chaque semaine jusqu'à pas d'heure, des nuits blanches par terre sur un matelas avec un gars que j'connais presque pas, des idées lancées en l'air qui prennent peu à peu forme et ce sentiment de légèreté, de supériorité, d'avoir passé par-dessus tes mots, tes tourments, ton silence.
Je regarde ta vie rangée de guide-touristique, tes nouveaux amis ringards, ton grand sourire fendant, et je préfère de loin cette douce ivresse partagée en Basse-ville, cette désinvolture charmante, cette liberté sans cesse renouvelée par la certitude de, bientôt, ne plus du tout t'aimer. Je compare nos étés, tes 5 à 7 bâtards dans le respect, mes beuveries sympathiques dans la douce folie du moment, et je n'ai absolument plus envie que tu reviennes dans ma vie, où tu n'as d'ailleurs plus ta place.
Nos chemins n'ont plus raison de se croiser, nos pas n'ont plus rien en commun.
Tu ne ferais que fracasser mon bonheur fragile, en replongeant tout ce que tu ne sais pas régler dans mes pensées ; tu ne saurais que froisser mes jours de confiance avec tes yeux trop bleus, trop tristes, et les souvenirs que je ne veux plus jamais revivre. Tu rendrais sérieux ce qui ne doit pas l'être, tu arracherais les points de suture pour rouvrir la blessure que tu as envenimée d'aigreur et de poussière.
Je ne veux plus rien savoir de toi.
Alors j'espère sincèrement que tu vis le plus parfait bonheur à faire visiter des forteresses aux touristes, à discuter tes idées caduques dans ces amitiés de surface, à gâcher cette intelligence que je t'admirais à l'idée de te taper un certificat médiocre en septembre, parce que je ne veux plus que tu surgisses dans ma vie. Pas toi, ni ta voix, ni ton ombre, ni même ce numéro de téléphone que j'ai tant guetté sur l'afficheur de mon cellulaire. J'ai retrouvé l'équilibre sur mon fil de funambule, j'ai reconstruit une bulle de bonheur toute simple qui s'épanouit mieux sans toi.
Adieu. Notre histoire se termine ce soir, sans ambiguïté, dans le plus long des silences, dans ta plus grosse preuve de lâcheté.
« Dès que nous avons vraiment quelque chose à nous dire, nous sommes obligés de nous taire. » - Maurice Maeterlinck
mercredi 11 juillet 2012
« We are accidents waiting to happen » Radiohead
Ce n’est pas vraiment que tu me plaises – dire le contraire serait mentir ; mais tu es arrivé au bon moment, quand les mots de l’autre me faisaient défaut et que je n’avais plus que la bière blanche en fût pour oublier son silence. Silence froissé de p’tit gars qui n’a jamais su jauger le conflit, qui a toujours fui les conversations, les confrontations. Silence gris métallique et bleu Facebook qui perçait chacun de mes jours d’une douleur que même l’espoir n’arrivait pas à calmer. Silence outré et sourire de verre qui ont fini par avoir raison de mes sentiments pour lui.
Ce n’est pas vraiment que tu me plaises dans l’absolu – ce sont toutes ces soirées d’ivresse, ces circonstances de rencontres inopinées et tes attentions à mon égard quand le monde autour de moi s’est écroulé qui me ramènent toujours vers toi. Ce sont tes quatre guitares, ton piano dans un coin et tes goûts musicaux particuliers qui me renvoient à cet homme que j’avais tellement aimé par le passé, vainement et par la bande. C’est ta formation musicale et un peu de nos rires, oui, quand même, qui t’ouvrent mes cuisses quand je voudrais tellement revenir en arrière. Mais je fixe tes quatre guitares, ton piano et tes feuilles de partitions, et j’éprouve un certain plaisir à sentir ton souffle ahaner contre moi, à crouler sous la lourdeur de ton extase, à laisser tes doigts de guitariste s’aventurer où tu le veux bien.
Ce n’est pas que tu me plaises, mais pour ce que ça vaut, je finis par m’en balancer et attendre d’autres signes de ta part ; parce que c’est peut-être ainsi que les choses fonctionnent chez les gens normaux, chez ces imbéciles heureux qui restent des heures à fondre sous un soleil de plomb pour quelques mélanomes sur leur chair trop brune : le timing, et des intérêts communs déterrés, voire cultivés, dans le feu des conversations. Certes, on discute, parfois des heures ; des échanges longs et variés qui se brouillent dans l’alcool, qui meurent dans un bar crade et que j’oublie au lendemain, entre deux verres d’eau et un Tylenol. Ou qui deviennent une huile dorée, épaisse, que l’on jette sur un feu de paille consommé qu’à demi lorsque nos corps se retrouvent projetés sur ton matelas en désordre, souillé de sueur, de sperme et de sel.
Et au matin, j’oublie tout, je ne te connais pas, pas plus qu’hier, parce que tout est flou et noyé dans la bière. Si toute relation se bâtit sur la construction de souvenirs communs, comment pourrons-nous nous apprivoiser si l’alcool est la justification même de nos rendez-vous ? Tu es chaque fois une carte blanche, un peu noircie tout de même, que je grise par la consommation de quelques verres de trop ; à refaire, chaque deux semaines, quand on se revoie et qu’on n’a rien retenu de l’autre, sauf quelques traces de peau sur nos chairs blasées.
Ce n’est pas que tu me plaises en fait, mais l’attention que tu me donnes me rappelle qu’un peu de bonheur existe encore à proximité, l’affection que nos nudités blotties me procurent quand tu caresses mes cheveux, mes joues le matin réchauffe mon sourire, et j’oublie que je suis encore malheureuse pour ce grand vieux garçon qui m’a brisée au tout début de l’été. Et même si l’on s’entend pour que nos rapports demeurent dans la stricte sphère de l’amusement, j’espère secrètement que tu ne cesses jamais de m’observer, de me sourire et d’avoir l’air, au matin, un peu amoureux de moi, parce que j’aurai peut-être un jour un peu d’énergie pour que tu finisses par me plaire pour ce que tu es réellement.
Mémoires:
A.,
B.,
la vie avec un petit v,
moi,
O.
samedi 30 juin 2012
Erreurs estivales
Il y a de quoi qui me colle à la peau. Une poix qui dissémine ma décence à travers toutes les gaffes possibles et impossibles. La vanité cultivée par l'ennui, par la possibilité de passer à autre chose avec des rires gras de fin de soirée. Complicité éthylique et convergences d'intérêts pour mieux me décevoir, le matin.
L'alcool qui fait frémir la chair, le coeur en morceaux. Et ce matin trop chaud qui se fracasse en rayons éclatants, brûlants, comme nous. La sueur qui ruisselle, l'ardeur qui me rattrape au détour de caresses trop lentes, l'amour pressé et insatisfaisant.
L'incongruité d'un autre épiderme alors que j'ai encore la peau de l'autre sous les ongles, l'odeur de l'autre dans mes cheveux. Mais une fierté vengeresse à m'imaginer la première à franchir les limites d'un « autre partenaire. »
Et le malaise au salon. La fuite, deux baisers pour seule réaction devant la confusion de mes désirs. Le silence qui s'ensuit, la honte qui nous colle aux semelles, l'insatisfaction des choses précipitées. L'amer arrière-goût d'avoir tout cassé, encore.
L'alcool qui fait frémir la chair, le coeur en morceaux. Et ce matin trop chaud qui se fracasse en rayons éclatants, brûlants, comme nous. La sueur qui ruisselle, l'ardeur qui me rattrape au détour de caresses trop lentes, l'amour pressé et insatisfaisant.
L'incongruité d'un autre épiderme alors que j'ai encore la peau de l'autre sous les ongles, l'odeur de l'autre dans mes cheveux. Mais une fierté vengeresse à m'imaginer la première à franchir les limites d'un « autre partenaire. »
Et le malaise au salon. La fuite, deux baisers pour seule réaction devant la confusion de mes désirs. Le silence qui s'ensuit, la honte qui nous colle aux semelles, l'insatisfaction des choses précipitées. L'amer arrière-goût d'avoir tout cassé, encore.
J'émerge d'un écueil en tombant dans un autre. Porte de sortie qui m'enfonce davantage dans les entrelacs du deuil amoureux.
Rien ne change, les jours d'été me tuent un peu plus chaque jour.
Et tu ne reviendras pas. Seule certitude qui se profile au loin, dans le ronron interminable du temps.
Rien ne change, les jours d'été me tuent un peu plus chaque jour.
Et tu ne reviendras pas. Seule certitude qui se profile au loin, dans le ronron interminable du temps.
mardi 5 juin 2012
Bon pour sketa
« Mais ce n'est pas de ma faute, je fais de mon mieux, le plus mal possible. » - Réjean Ducharme
J’ai décidé de relire Dévadé. C’est pas la meilleure option, j’en conviens, les phrases qui défilent me ramènent avant, à nous, à toi, à toi qui ne veux plus me parler. Ce n’est pas que ma vie soit vide, je la remplis de bières froides et de rires chaleureux, je la gave de distractions jusqu’à ce que je n’en puisse plus, jusqu’à ce que le foie déborde et que le porte-monnaie s’effeuille. Mais je fais le peu que je peux pour subsister, mais quand le peu, c’est le pire, seize semaines estivales ne sont pas assez pour t’oublier.
Et à travers toute cette frénésie que je m’impose, faute de mieux, tu ressors de temps en temps. Tu ne dis rien, tu laisses le petit cercle vert à ta droite parler en ton nom. Se taire en ton nom, aussi longtemps que le durent tes envies de potinage silencieux, de butinage prétentieux. Tu as mes mots sur le cœur, mes larmes en haut-le-cœur, et mes supplications t’écœurent, mais tu manques de ventre pour me balancer ta haine en plein visage. Tu préfères fuir la réalité, t’enfouir le nez dans de nouvelles amitiés comme pour me crier que toi aussi, tu es apprécié, que toi aussi, on ne te laisse pas tomber ; comme si tu n’étais pas le seul qui avait voulu te laisser tomber.
Alors je vais mon chemin, pansant mes blessures financières de nouveaux contrats, renouant les vieilles amitiés avec toute l’énergie du monde. Et je relis Dévadé, parce que tu revis un peu à travers les caractères, parce que j’y glane des phrases que je pourrais t’envoyer pour traduire tous les regrets qui grugent les commissures de mon rire. Je relis Dévadé parce que c’est un peu comme boire à la lie de mes erreurs, pour mieux m’en imprégner, pour mieux me détester, et te rejoindre à quelque part dans ce dégoût de moi.
Je t’ai fait mal, sûrement. Tu te répètes ma décharge hargneuse et grise, tu t’enfonces mon ivresse comme un clou sur une clôture encore vierge. Tu ressasses mes imbécillités, mes immensités ; tu focuses sur les taches qui maculent mon portrait, un arrêt sur image sur mes imperfections de p’tite bourgeoise pourrie par les hommes trop murs et tes cils trop grands. Tu me détestes, et ça te fait de la peine, et tes larmes te prennent à la gorge, intensifient cette colère qui te vrille le bas-ventre, et tu me détestes d’avantage…
J’extrapole, peut-être. Mais j’ai ton silence à meubler, ton indifférence à m’expliquer, ma peine à écouler sans trop abîmer le mascara qui s’empâte sur mes cils. Le temps à tricoter dans une chambre à coucher en décombres, avec ton rire au fond de mes oreilles et la poussière sartrienne qui retombe.
Tu vois ce que je veux dire. Mais quand c'est tout ce qu'on a, mal, c'est tout ce qu'on peut faire, je suppose.
Et à travers toute cette frénésie que je m’impose, faute de mieux, tu ressors de temps en temps. Tu ne dis rien, tu laisses le petit cercle vert à ta droite parler en ton nom. Se taire en ton nom, aussi longtemps que le durent tes envies de potinage silencieux, de butinage prétentieux. Tu as mes mots sur le cœur, mes larmes en haut-le-cœur, et mes supplications t’écœurent, mais tu manques de ventre pour me balancer ta haine en plein visage. Tu préfères fuir la réalité, t’enfouir le nez dans de nouvelles amitiés comme pour me crier que toi aussi, tu es apprécié, que toi aussi, on ne te laisse pas tomber ; comme si tu n’étais pas le seul qui avait voulu te laisser tomber.
Alors je vais mon chemin, pansant mes blessures financières de nouveaux contrats, renouant les vieilles amitiés avec toute l’énergie du monde. Et je relis Dévadé, parce que tu revis un peu à travers les caractères, parce que j’y glane des phrases que je pourrais t’envoyer pour traduire tous les regrets qui grugent les commissures de mon rire. Je relis Dévadé parce que c’est un peu comme boire à la lie de mes erreurs, pour mieux m’en imprégner, pour mieux me détester, et te rejoindre à quelque part dans ce dégoût de moi.
Je t’ai fait mal, sûrement. Tu te répètes ma décharge hargneuse et grise, tu t’enfonces mon ivresse comme un clou sur une clôture encore vierge. Tu ressasses mes imbécillités, mes immensités ; tu focuses sur les taches qui maculent mon portrait, un arrêt sur image sur mes imperfections de p’tite bourgeoise pourrie par les hommes trop murs et tes cils trop grands. Tu me détestes, et ça te fait de la peine, et tes larmes te prennent à la gorge, intensifient cette colère qui te vrille le bas-ventre, et tu me détestes d’avantage…
J’extrapole, peut-être. Mais j’ai ton silence à meubler, ton indifférence à m’expliquer, ma peine à écouler sans trop abîmer le mascara qui s’empâte sur mes cils. Le temps à tricoter dans une chambre à coucher en décombres, avec ton rire au fond de mes oreilles et la poussière sartrienne qui retombe.
Tu vois ce que je veux dire. Mais quand c'est tout ce qu'on a, mal, c'est tout ce qu'on peut faire, je suppose.
Mémoires:
A.,
au fil de mes lectures,
écrits,
moi
jeudi 17 mai 2012
Sur une facture
Tu n’as rien à cacher,
juste le petit fragment d’un été sur la commissure de tes lèvres.
Rien à ajouter, si ce n’est
que l’affreux poids du départ et des miettes d’amour éparpillées par le vent d’est
qui souffle de temps en temps sur la vieille ville. Une heure à enterrer sous
la glace. Des pas qui résonnent encore.
Je n’ai pas plus de
choses à te dire, mes mots arrachent ma contenance et tirent tous les fils de
ta peau. Des meurtrissures de lendemain de veille, des ecchymoses oubliées dans
un fossé, l’amertume des jours enfouis sous la pierre.
J’ai la peau qui
frissonne, l’enfer au bout des doigts, toute l’envie du monde de te sentir
contre mes reins. J’ai des mots que je vomis sur un bout de facture, des
reliefs de toi au creux de mon ventre, des restants d’amour ébréché qui ont
brûlé nos langues dans un dernier sursaut. Et toujours, ce bras sinueux contre
la dorure de mon ventre, ce bras sinueux qui glissait jusqu’à ma main et qui
disparaît immanquablement au réveil.
Tu es parti. Tu ne
devrais pas revenir. Tes yeux se moquent de ce que tu m’as dit, mais ton
orgueil s’y crochète. Et maintenant, j’ai le soleil contre mon dos et des jours
à l’infini que je meuble d’espoir jusqu’au soir suivant, jusqu’à la solitude
dans un lit trop grand. L’enfer, c’est les autres, ces autres qui ne sont pas
toi, qui sont tellement mieux que toi et tes airs de gamin, mais avec qui je n’ai
rien construit. À quoi bon construire sur l’absence d’histoire, sur l’absence
de miroir ?
Alors je reste, avec
des litres de bière forte et toujours ces mêmes miettes d’enfer sous les
ongles. L’alcool a ses effets, mais très lentement, et ne réussit jamais à
surpasser les tiens.
Après tout, je n’ai plus
rien à te cacher. Seulement les quelques mots de l’ultime désespoir que l’on
grave sur la neige, et quatre notes sifflotées dans un corridor. Un peu de soie
effleurée entre les deux actes d’un soir de concert, cette prison des doigts
que je contemplais derrière ma jeunesse voilée.
Je n’ai jamais eu le
temps de te raconter tout cela, n’est-ce pas ? Tu t’es envolé avec le printemps
et l’éveil de nos anciens clichés en sépia. Le ressac de nos vies qui devient
raz-de-marée, qui étouffe toute éclosion de vie amoureuse.
Mais je n’ai rien à te
montrer maintenant, deux paumes offertes au vent et une beauté caduque que j’ai
construite pour toi, parce que j’ai des jours à meubler et de vastes plages
blanches jusqu’à la fin des temps.
Tu n’as rien à blâmer
si ce n’est que la peur de l’intimité et mon trop grand appétit du (de ton)
monde. Rien à te reprocher, seulement ce silence gris calqué sur les aléas de l’ennui.
Rien à regretter, qu’un corps chaud à enlacer et un sourire qui t’était réservé.
Et comme l’on se rejoue
sans cesse les mêmes histoires jusqu’à quotidiennement suicider nos souvenirs,
tu auras peut-être un peu mal pour cette fille paumée qui t’écris dans un café,
au verso d’une vieille facture. Alors, tu te rappelleras les cafés, le ciné,
les arrêts d’autobus où nos baisers rataient le temps ; tu réaliseras que l’on
s’est aimés et s'est déchirés bien plus que l’on a bien voulu se faire croire.
Et, enfin, tu cacheras aux
autres ce petit morceau de printemps à la pointe de tes cils, cristallisé en
une gouttelette d’images de nous, réfractées par le temps.
samedi 21 avril 2012
Fille d'avril
Aujourd'hui, il a neigé. De gros flocons mous et fondants qui s'écrasent sur le béton humide. Un sanglot qui me tiraille le creux d'la gorge.
Il y a une semaine, il faisait beau, une belle soirée de printemps où la terrasse de notre micro-brasserie préférée était bondée. Nous nous étions serrés, en silence, buvant la chaleur de la nuit et la ville en émoi.
Puis je t'ai dit des choses en trop, de celles qu'on garde pour soi lorsque l'être aimé nous déçoit un peu. Une bière qui déliait ma langue, qui déliait les fils qui te retenaient à moi.
Tu m'as demandé du temps. Je ne sais pas comment te le donner, les secondes m'échappent dans tes mots ; mais le choix n'est plus le mien. Des supplications en filigrane, tout l'amour du monde pour que tu ne lâches pas ma main, mes yeux. Une rue de banlieue noyée par les larmes du refus. Avril et sa grisaille qui se déploie.
« On s'en reparle. » L'hiver qui revient, qui m'engouffre.
Aujourd'hui, il a fait froid et Patrick Watson accompagne ma dérision. Une note à la fois, laisser l'espoir s'estomper et mon téléphone se taire.
Une note à la fois, me convaincre que la réflexion est peut-être un reflet de la fin ultime ; et ton silence, le moyen d'y parvenir.
Inscription à :
Articles (Atom)