Je lui ai parlé ; m'a dit que je n'avais pas été bête. Suis pas d'accord avec lui. Enfin. Nous verrons mercredi.
J'ai la trouille. Je veux mourir.
Je veux voir y.
lundi 1 février 2010
Pavane pour un avenir défunt
Je suis stupide. Je « sors » avec M. mercredi (bon, on va voir une pièce de théâtre entre amis mais bon, nous y allons seul à seule...), et je ne suis plus capable de lui parler. Il m'a demandé si ça fonctionnait toujours pour mercredi, et j'ai été d'une froideur horrible, horripilante. Et je me hais.
Je voudrais qu'il se connecte sur MSN pour lui transmettre des excuses désinvoltes, mais j'ai bien peur qu'il ne le fasse pas. Peut-être est-il un peu froissé ? Il ne doit pas comprendre, ça c'est certain ! Mais c'est qu'il m'a demandé si ça marchait toujours pour mercredi alors que je ne m'y attendais pas, alors que ses amis étaient avec lui et que je ne voulais pas que tout le monde le sache, j'ai pris peur, j'ai perdu mes moyens, je n'ai pas trop sû comment réagir, et j'ai été presque bête.
Et je m'en veux à mourir.
Je veux lui dire que je m'excuse, mais s'il ne se connecte pas ce soir, je vais devoir lui dire demain en personne, où d'autres seront là, dont son ami, et j'aurai encore l'impression de perdre mes moyens et d'avoir l'air d'une belle imbécile...
Pourquoi est-ce que ce n'est pas simple, pour une fois ? Pourquoi faut-il toujours que je complique tout ?
J'ai peur. Je suis morte de peur, littéralement. Je ne sais pas dans quoi je m'embarque. Je ne sais pas comment il voit cette sortie si c'est, comme j'ai essayé de le faire paraître, entre amis ou s'il a décelé mes intentions. Si oui, il a accepté donc c'est bon signe...
Je gâche toujours tout. Je m'ennuie de B., c'était si facile avec lui. L'impossibilité foncière de nos amours en était d'ailleurs pour beaucoup, mais je passais moins de temps à m'en vouloir et plus de temps à apprécier nos interactions.
Je m'en veux, veux lui parler, veux m'excuser ; je dois lui parler, dois m'arranger avec sans que Chose s'en mêle, sans que personne d'autre que nous ne s'en mêle...
J'ai besoin de soleil, d'un peu de lumière tiède et réconfortante dans cet hiver froid où mon coeur s'emballe un peu pour rien et pour tout. J'ai besoin d'un peu de musique, de beauté, d'enivrement.
Je vais avoir 20 ans dans une semaine, et j'aimerais que février ne me harcèle pas de sa narquoise mauvaise humeur cette année. Mais c'est mal parti.
Au moins, la poésie me parle. Un peu. Mais c'est déjà ça.
J'aurais tellement envie que ça fonctionne, lui et moi. Tellement... J'en peux plus d'être seule...
mardi 26 janvier 2010
Loveless fascination
Je l'aime tellement, follement, passionnément, plus fort que tout, plus profondément que quiconque, de manière si viscérale mais si volatile, d'un amour puissant qui dérobe tout sur son passage mais qui demeure intérieur et paisible, inconditionnel, fillial presque, et cet amour est d'autant plus fort, plus grand, plus intense, plus inexorable que je n'en suis précisément pas amoureuse.
Le sentiment s'est imprégné pour ne pas partir, pour ne pas glisser ; il demeure et s'exacerbe de jour en jour, et maintenant, je commence tout juste à palper de la réciprocité.
Son rire et sa beauté me fascinent, et je bois ses paroles, son intelligence, son vocable varié et sémillant ; pour la première fois aujourd'hui, j'ai senti de sa part un plaisir réel à me parler.
Comme une vraie amie.
Ah Dieu que j'aime cette personne !
Le sentiment s'est imprégné pour ne pas partir, pour ne pas glisser ; il demeure et s'exacerbe de jour en jour, et maintenant, je commence tout juste à palper de la réciprocité.
Son rire et sa beauté me fascinent, et je bois ses paroles, son intelligence, son vocable varié et sémillant ; pour la première fois aujourd'hui, j'ai senti de sa part un plaisir réel à me parler.
Comme une vraie amie.
Ah Dieu que j'aime cette personne !
lundi 25 janvier 2010
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
J'ai à lire Baudelaire pour mon cours de Genres littéraires II - Poésie et Essai ; je suis donc retombée sur Harmonie du soir, l'un de mes poèmes préférés.
Je vous le partage donc, êtres assoiffés de beauté et de passion qui lisez mon blog !
Je vous le partage donc, êtres assoiffés de beauté et de passion qui lisez mon blog !
Harmonie du soir
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Je retourne donc à ma lecture ; demain, ça ira mieux, la douleur et l'indifférence seront étouffées par le sublime. Je combats ce béguin bien niaiseux avec le plus de ferveur possible ; de toute manière, ma rédemption réside en demain matin. La conversation va me faire du bien ; un peu de grandeur et de beauté dans ces jours gris, glacés et pluvieux de...janvier !
« Hop hop hop, messieurs dames ! » ; oui oui, je m'en vais lire...
Ah, c'est pas drôle, s'inventer une conscience avec les expressions de quelqu'un d'autre...
Isabelle, tu es ridicule ; va lire, maintenant !
vendredi 22 janvier 2010
Ça, ou avoir 13 ans...
J'avais oublié comment c'était avoir un kick (pardonnez l'anglicisme) sur quelqu'un ; je croyais que ça ne se faisait plus passé 15 ans, que ça ne m'arriverait plus, après R. et Benjamin, et encore moins pour un garçon... de mon âge.
Je me sens tellement stupide, je ne sais pas comment faire pour pousser notre amitié plus loin ; je suis trop chochotte, trop gênée pour l'inviter, et j'ai peur que si je tente un move, ça va le repousser et briser nos débuts amicaux.
Et merde !
Je me sens tellement stupide, je ne sais pas comment faire pour pousser notre amitié plus loin ; je suis trop chochotte, trop gênée pour l'inviter, et j'ai peur que si je tente un move, ça va le repousser et briser nos débuts amicaux.
Et merde !
mercredi 20 janvier 2010
Saupoudrer sa vie de cannelle !
Je retire tout ce que j'ai écrit hier. J'ai encore une fois succombé à la peur irrationnelle qui me pétrifie toujours.
Je me tairai à jamais sur le sujet !
En revenant de chez moi après l'école, j'ai vu une grosse flaque d'eau dans la rue qui reflétait le ciel, avec les petits nuages gris-rose qui s'effilochaient (comme le Cirrus et ses cheveux blonds de M. Rochette !) et, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu un petit sentiment de nostalgie qui m'a monté au coeur, comme si cette même flaque qui ressemblait à un petit lac me rappelait B. Peut-être est-ce parce qu'on aurait dit le printemps ? Je ne sais pas.
J'aimerais bien le revoir. Mais je choke l'OSQ ce soir, et ne peux y aller jeudi... Peut-être ira-t-il à Schumann... ou peut-être que non.
Enfin.
mardi 19 janvier 2010
Ça sent la poussière et la neige qui tombe lentement.
Parfois, je déteste les courriels et souhaite ardemment qu'il soit un jour à nouveau courant d'écrire ces bonnes vieilles lettres à la main, personnalisées et amicales. Ou bien le téléphone, pourquoi pas ? Les répondeurs existent toujours, et l'on entend la voix - donc l'intonation, l'expression, l'émotion presque - de la personne que l'on doit rencontrer prochainement... Et pourtant, je n'ose le faire, personne ne le fait...
Les courriels tuent, et doivent mourir.
Je me mets "occupée" sur MSN pour conserver le bénéfice du doute que j'aurai une réponse à mon courriel envoyé hier pour, idéalement, voir le destinataire demain. Comme si j'avais l'impression d'y moins penser, de la moins attendre ; comme si, en n'étant pas postée pour de bon devant mon écran, le message allait m'être envoyé. Comme une récompense pour être aussi raisonnable et à mon affaire...
Maude m'a demandé samedi si j'étais encore nerveuse par rapport à cette dite-personne, et pourquoi ?
Parce que je ne suis jamais sûre d'en être appréciée.
Et le courriel qui ne vient pas, qui risque toujours de ne jamais venir, en est la preuve. La fatidique preuve que je ne suis pas complètement aimée et désirée comme amie, comme interlocutrice.
Elle me dit qu'elle oublie. Et je la crois, et je ne lâche jamais prise ; ce matin, je me suis dit que si je n'avais pas de réponse à mon courriel, j'abandonnais et la laissais vivre sans lui imposer ma conversation.
Mais je ne le ferai pas. Je le sais. Je vais me pointer pareil, sans préavis ni invitation.
Je ne suis tout simplement pas capable de laisser tomber. J'ai besoin de cette amitié, même si, parfois, je suis mieux sans.
Toujours pas de réponse... Je vais rejoindre Stendhal.
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